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Thermalisme : la médecine que la terre nous a donnée
Personne ne sait très bien qui, des Chinois, des Egyptiens ou des
Romains, peut revendiquer la paternité des premières cures
thermales. Améliorée au fil du temps, cette médecine
plusieurs fois millénaire est restée fidèle à son
principe fondateur : traiter par les eaux minérales.
Il existe en France plus de 1 200 sources d’eaux bienfaisantes. Leur composition
chimique particulière leur confère des vertus thérapeutiques
reconnues par l’Académie de Médecine.
Ce statut leur donne des obligations, puisqu’elles doivent être délivrées
pures, dans l’état où elles se trouvent à l’émergence.
Les eaux minérales sont classées en cinq grandes catégories
– bicarbonatées, sulfatées, sulfurées, chlorurées
et oligo-métalliques faiblement minéralisées – et
sont utilisées dans douze orientations thérapeutiques.
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Des
indications multiples
La médecine thermale agit de façon efficace sur de nombreuses pathologies : certains processus dégénératifs, les allergies ou les maladies immunologiques telles que l’asthme, les dysfonctionnements métaboliques, ou encore les affections douloureuses comme l’arthrose, les rhumatismes et les sciatiques. Elle peut être utilisée en complément de traitements « classiques », mais c’est aussi une alternative à l’absorption de médicaments. Elle constitue une approche thérapeutique idéale au regard de l’amélioration de la qualité de vie, et ce tout au long de l’existence.
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21
jours de cure pour se sentir mieux
Les cures thermales comprennent 3 semaines de soins. C’est le temps nécessaire
pour que puissent s’exercer au mieux les effets bénéfiques
du traitement. Cette durée permet aussi de provoquer une rupture
salutaire avec l’environnement habituel du curiste. En effet, si les
soins thermaux constituent l’essentiel du traitement, l’efficacité de
la cure repose aussi sur la qualité du séjour. Elle est,
pour chacun, l’occasion d’une approche plus dynamique et plus responsable
de sa pathologie et de sa vie quotidienne. La plupart des établissements
proposent d’ailleurs, en complément du travail thermal, des actions
de sensibilisation et de prévention afin de permettre au curiste
d’apprendre à mieux vivre avec sa maladie. Les séances
collectives permettent de dialoguer avec d’autres personnes souffrant
des mêmes affections. C’est l’intérêt du thermalisme
qui, plus que d’autres thérapeutiques, concentre avant tout ses
attentions sur la personne. |
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Des bienfaits appréciés
Les 550 000 personnes qui, chaque année, suivent une cure thermale
peuvent témoigner des bienfaits du thermalisme (cf résultats
du sondage Ipsos en page Accueil), tout comme les milliers de médecins
spécialisés qui leur prescrivent ces cures. Elles sont prises
en charge depuis 1947 par la Sécurité Sociale, selon une
grille de soins normalisée et adaptée à chaque pathologie
et pour un coût relativement faible, puisqu’elles représentent
moins de 0,3 % du budget de l’assurance maladie. C’est cette médecine
durable et qualitative que tous les professionnels du thermalisme entendent
défendre et promouvoir. Aujourd’hui et demain.
Au nom du principe de précaution
La plupart des établissements thermaux français proposent aujourd’hui des installations et des soins respectueux des standards de qualité définis par la profession (normes Afnor). Le secteur thermal s’est engagé dans la voie du « zéro bactérie ». Les centres thermaux sont contrôlés et peuvent être suspendus si on y détecte la moindre bactérie pathogène. Cette norme extrêmement stricte, à laquelle même les hôpitaux ne sont pas soumis, répond en tous points au principe de précaution défini par les pouvoirs publics.
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